Les barrières servent à délimiter des espaces et assurer la sécurité. Explorez leur histoire, différents types et usages au quotidien.
Le Groupe Barrière, connu pour son expertise dans le secteur de l'hôtellerie, des loisirs et des jeux, trouve ses origines à Deauville en France. La création de ce groupe remonte à l'inauguration du casino de Deauville en 1912, un événement marquant qui a posé les bases d'un empire hôtelier et casinotier. Sous la direction d'Eugène Cornuché, le casino de Trouville a vu sa direction évoluer lorsque cet établissement a été municipalisé. En février 1911, Cornuché et son associé François André ont pris la décision stratégique de construire un casino privé à Deauville, qui serait complété par l'hôtel Normandy. Leurs efforts ont porté fruit avec l'inauguration des deux établissements le 11 juillet 1912.
La direction des établissements a ensuite été confiée à François André, qui a continué à acquérir divers hôtels et casinos tout au long de sa carrière. Il a introduit un concept novateur en France : celui du resort combinant casino, hôtels et installations sportives pour une clientèle aisée. Ce modèle s'est avéré être une pierre angulaire dans le développement futur du groupe.
Lucien Barrière, neveu de François André, a rejoint l'entreprise familiale en 1951, marquant ainsi le début d'une nouvelle phase d'expansion. Il est nommé, en 1957, au sein des différents conseils d’administration des entités du groupe et devient en 1961 légataire universel de son oncle. En 1980, la société hôtelière de la chaîne Lucien Barrière (SHCLB) a été créée, incorporant les hôtels et le casino de La Baule-Escoublac.
Le groupe Barrière a dû faire face à des obstacles réglementaires importants. En 1981, les dirigeants du casino Palm Beach de Cannes sont mis en cause dans une affaire de fraude. Finalement, en 1987, le groupe a obtenu l'autorisation d'exploiter des machines à sous en France grâce à une décision prise par Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur.
À la suite du décès tragique de Lucien Barrière d'une crise cardiaque le 17 septembre 1990, sa fille adoptive Diane Barrière-Desseigne a pris les rênes du groupe. Elle a initié plusieurs projets ambitieux visant à moderniser les établissements existants. Les hôtels Normandy Barrière et Royal Barrière ont notamment joué un rôle actif lors du festival du film américain de Deauville.
Cependant, cette période n'a pas été sans difficultés non plus. En 1995, Diane Barrière-Desseigne a été victime d’un grave accident d’avion. À partir de 1997, Dominique Desseigne, son époux, a commencé à co-diriger la SHCD et la SHCLB avec elle.
En 1998, la SHCD fait l’acquisition du restaurant Le Fouquet’s à Paris et de la marque attachée. Ce mouvement stratégique visait non seulement à renforcer la présence gastronomique du groupe mais aussi à capitaliser sur la renommée associée au nom Fouquet’s.
Diane Barrière-Desseigne est décédée en 2001, laissant Dominique Desseigne seul aux commandes.
Sous la présidence de Dominique Desseigne depuis 2001, le Groupe Barrière s'est engagé dans une expansion internationale significative. En 2003, il inaugure le casino Barrière de Montreux en Suisse, qui devient en 2008 le premier casino suisse en termes de produit brut des jeux (PBJ) total.
La même année, la SHCD prend le contrôle de “Ryads Resort Development”, propriétaire des terrains sur lesquels est édifié l’hôtel Barrière Le Naoura à Marrakech au Maroc. En 2004, la famille Desseigne-Barrière, Accor et le fonds d’investissement Colony Capital décident de réunir sous SHCD, renommée “Groupe Lucien Barrière”, les actifs de SHCD, SHCLB et Accor Casinos. Ce rapprochement vise non seulement à renforcer leur position sur le marché mais également à concurrencer efficacement d'autres groupes établis comme Partouche.
L'expansion continue avec l’ouverture successive de nouveaux casinos dans plusieurs villes comme Toulouse, Le Caire, Leucate, Blotzheim, Lille, ou encore le resort de Ribeauvillé et l'hôtel Les Neiges à Courchevel.
Les changements dans l'actionnariat ont également marqué cette période dynamique pour le groupe. Le 15 avril 2009, Colony Capital cède sa participation dans le groupe au géant Accor qui détient depuis 49 % du capital social. Cependant, suite à un recentrage sur ses activités hôtelières par Accor, celui-ci choisit finalement de se désengager totalement du Groupe Lucien Barrière.
La famille Desseigne-Barrière envisage alors d’augmenter sa participation de 51 % à 53 %, tout en planifiant une introduction en bourse pour placer les 47 % restants en septembre 2010. Le 29 septembre 2010, Accor annonce renoncer à l'opération du fait du faible intérêt des investisseurs, et l'introduction en bourse est annulée.
Le 12 janvier 2011, un accord est signé entre Fimalac, le groupe Lucien Barrière et Accor concernant la cession par ce dernier de sa participation de 49 %. À l’issue de cette transaction et après une réduction de capital chez le groupe Lucien Barrière, la famille Desseigne-Barrière obtient désormais un contrôle majoritaire avec 60 % du capital tandis que Fimalac détient les 40 % restants. En 2023, Fimalac va revendre sa participation aux enfants de Dominique Desseigne (Alexandre Barrière et Joy Desseigne-Barrière).
Le Groupe ne s'arrête pas là; il innove constamment pour rester compétitif dans un marché dynamique. En réponse aux évolutions technologiques et aux nouvelles attentes des consommateurs, il lance une société spécialisée dans les jeux de poker en ligne en association avec la Française des jeux le 17 septembre 2010; cependant cette initiative se solde par un échec avec fermeture le 30 septembre 2013.
En 2015, « Lucien Barrière Hôtels et Casinos » devient « Barrière », facilitant ainsi une synergie accrue entre toutes ses activités afin d’affirmer son rôle sur la scène mondiale des loisirs et divertissements. Ce changement marque une étape importante vers une identité globale plus cohérente.
En 2015, le groupe initie un partenariat avec le chef Pierre Gagnaire pour dynamiser la carte des restaurants Fouquet’s. En 2016, Barrière prend une participation de 48,59 % dans Moma Group et acquiert l’hôtel Le Westminster au Touquet.
Le parcours historique du Groupe Barrière illustre parfaitement comment une entreprise peut évoluer face aux défis économiques tout en gardant son essence originelle liée au luxe et au service client exceptionnel. Avec une direction proactive axée sur l’innovation ainsi qu’une expansion réfléchie tant sur le plan national qu’international, ce groupe continue non seulement à se développer mais également à redéfinir ce que signifie vivre une expérience haut-de-gamme dans l'univers des loisirs modernes.
[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Barri%C3%A8re
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Barri%C3%A8re_de_synchronisation
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